La droite est le parti de l'ordre immoral

«La droite est le parti de l'ordre moral» nous dit l'intellectuel de gauche Edwy Bourdieusul. Ce que confirme le droitard Eudes-Henri de Saccamin en rajoutant que «la gauche est le parti du désordre immoral». Mais le droitard Saccamin ne prétend pas incarner uniquement l'ordre et la morale, mais aussi la liberté ! Car selon lui, si j'ai bien tout compris, la gauche produirait du désordre et de l'immoralité pour justifier l'intervention de l'État partout, ce qui serait liberticide.

Saccamin s'érige donc en défenseur des libertés ! Pas toutes les libertés, visiblement. Pas celle que son ordre moral réprouve, évidemment.
Pas la liberté de manifester et de faire grève, car ce serait péché de colère.
Pas la liberté de vouloir une société moins inégalitaire, car se serait péché d'envie.
Pas la liberté de donner librement son opinion sans être adoubé par l'élite, car se serait péché d'orgueil.
Pas la liberté d'aller parfois au restau quand on est un prolo car ce serait péché de gourmandise.
Pas la liberté d'avoir un peu de temps libre et de ne pas passer sa vie à l'usine ou au bureau, car se serait péché de paresse.
Par la liberté de vivre sans complexe sa sexualité car se serait péché de luxure.
Ah... et j'allais oublié tellement c'est ridicule... Monsieur de Saccamin voit du péché d'avarice dans le fait de recevoir une retraite et des allocations familiales... mais pas dans le fait d'exploiter ses salarié.e.s quand on est patron.e ou actionnaire.

Mais alors quelle libertés nous restent-t-il ? En fait, c'est très simple: les libertés que défend la droite, ce sont les libertés dont ne veut pas la gauche: liberté d'opprimer, de discriminer, liberté d'être raciste, sexiste, homophobe, liberté d'exploiter sans limite ses salariés puis de les jeter sur le carreau, liberté pour les riches d'être toujours plus riches et de pousser les pauvres au suicide. Et donc pour Saccamin, une société où l'on peut jouir de ces libertés mais pas de celles d'avoir du temps pour soi et sa famille, d'avoir une vie sexuelle épanouie et de protester quand cela est nécessaire, cela s'appelle une société ordonnée selon la morale.

Alors, c'est que nous n'avons décidément pas la même morale ! Que la société défendue par Saccamin soit une société d'ordre, je ne dis pas le contraire, mais c'est un ordre profondément immoral. Et la morale catho-bourgeoise défendue par la droite n'est au final qu'une pseudo-morale fabriquée par les riches pour que les pauvres se laissent dominer sans protester.

Bourdieusul a donc raison de dire que cette pseudo-morale ne sert qu'à préserver l'ordre dominant. Mais pourquoi ne dit-il pas que si nous, à gauche, nous voulons renverser l'ordre bourgeois, c'est précisément parce que nous le trouvons profondément immoral et que nous sommes animés par un authentique idéal moral ? C'est en fait symptomatique de cette tendance à gauche à prétendre que nous serions adeptes d'un matérialisme étroit dans lequel les considérations morales n'auraient aucune place, alors que tout le monde sait bien que ce n'est pas vrai. Certes, pas besoin d'idéal moral pour être un universitaire de gauche comme monsieur Bourdieusul qui passe sa vie à agiter des idées sans jamais agir concrètement. Mais un militant qui se bat tous les jours sur le terrain, qu'est-ce qui peut l'animer s'il n'a pas une certaine idée du bien ?

Oui, nous trouvons qu'il est immoral de laisser crever les migrant.e.s dans la mer.
Oui, nous trouvons qu'il est immoral d'envoyer des policier.e.s dans les écoles maternelle pour faire des rafles d'enfants sans-papier.e.s.
Oui, nous trouvons immoral que des ouvrièr.e.s soient saigné.e.s aux quatre veines puis mis.es au chômage pour satisfaire la cupidité des actionnaires.
Et tous ceux qui pensent le contraire sont des salopards. Nous ne devons pas avoir honte de le dire. Et laissons la droite ricaner et ironiser sur le «camp du bien» ! Et si comme le fait remarquer Bourdieusul, le discours moral est principalement porté par la droite, c'est précisément parce que la droite n'étant pas le vrai camp du bien, elle a sans cesse besoin de se justifier et de se fabriquer une morale artificielle à la mesure des intérêts qu'elle défend. Alors que pour la gauche, la morale est une évidence.

Donc pour conclure, je pense qu'il n'est pas suffisant de dire que la droite est le parti de l'ordre moral.
La droite est le parti de l'ordre moral des salauds et des hypocrites, à l'opposé de la morale authentique qui anime la gauche.

Mon laboratoire secret

Être journaliste, pour moi, ce n'est pas uniquement aller dans la rue pour observer et interroger les gens. C'est aussi avoir un petit laboratoire secret pour faire des expériences afin d'étudier sérieusement tous les sujets. Mon laboratoire se trouve au sous-sol. On trouve tout un tas d'objets très divers dont j'ai fait l'acquisition au fur et à mesure des sujets sur lesquels j'ai travaillé en tant que pigiste. Ce qui pourrait choquer le visiteur non averti, c'est d'abord de très nombreuses armes : bazookas, mitraillettes, grenades, revolvers... Tant d'objets acquis dans le cadre de mon reportage sur les trafics d'armes en banlieue. Il fallait bien que je sache s'il est facile de se procurer ces armes, de les stocker sans se faire choper et comment les conserver et les utiliser. Une autre partie de mon laboratoire est un mini-zoo rempli d'insectes, d'oiseaux, de reptiles, de rongeurs, et aussi quelques chats... J'ai entrepris cet élevage lors des débats sur le mariage pour tous. Comme je souhaitais étudier l'homosexualité chez les animaux, j'ai regroupé la moitié de chaque espèce dans des espaces mixtes et pour l'autre moitié, j'ai séparé les mâles et les femelles. Ceci afin d'observer à partir de quel moment et dans quel cas ils ou elles en venaient à se livrer à des actes homosexuels. Dans mon laboratoire, on trouve aussi des objets insolites acquis lors de mes différentes investigations comme un panier rempli de petites culottes collectionnées par une bande de trois ou quatre maniaques sexuels violeurs et fétichistes. Il y aussi un congélateur occupé par mes excréments déféqués à l'occasion de mes différents voyages, ceci afin d'étudier la qualité de l'alimentation de chaque pays. Il y aussi un tatamis que j'avais acheté à l'époque où je devais faire un article sur le judo mais depuis, je l'utilise surtout pour y inviter des prostituées avec qui je peux tester les pratiques sexuelles du moment.

Le plus encombrant dans mon laboratoire est un cadavre de vache folle que j'ai disséqué pour étudier la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Le jour où j'ai ouvert cette vache avec mon scalpel, les entrailles m'ont sauté à la figure. Le seul moyen que j'ai trouvé pour calmer ces organes trop vivants, c'est de les enduire de charbon. Mais il faut que je le fasse tous les jours, sinon elles se réveillent. Mais j'ai remarqué que ça marchait aussi avec du goudron, du pétrole et même de la peinture noire. Il semble que ça marche avec n'importe quoi, du moment que c'est de couleur noire. À moins que les abeilles ne s'enculent, je ne saurais jamais assez maculer de noir les bêtes entrailles qui se répandaient sur ma gueule et que ma mitraille doucement sereine finirait par licencier sans préavis. Avec tant de douloureuses facéties, les impérialistes cachés sur le tatamis onctueux eurent tôt fait de massifier la plantureuse vitrification des arbalètes mal séparées au-delà de la facilité grégaire. On ne peut pas voir qu'il est plus simple de chanter à brûle-pourpoint que de sacrifier très vindicativement sur un panier magique que les mousquetaires du viol avaient consacrés. Se payer une pute, c'est pas vraiment un truc génial mais se le payer avec de la crème fouettée sur la gueule, c'est carrément trop de la balle que tu prendras dans la gueule le jour où la reine des féministes te montrera son cul qui pète et que t'auras l'air con comme une bille qu'on avait lancé du haut d'un immeuble construit sur les ruines d'une civilisation disparue avant même d'avoir pu massacré les civilisations qui l'avaient précédé. Ne te détourne pas des études mystifiantes qui te succédèrent avec le massacre de ton gland gentiment préparé par les armées d'anges et de lutins qu'il fallait bien produire pour pouvoir supputer un nouvel orage et un ancien abâtardissement. On se croirait en Italie quand ma gentille petit suite de merdes jaunes avait tambouriné les putassières interceptions du nord. Maquereau débile, tu crois que tu peux t'endormir sur un nuage alors que la plupart du temps, tu ne sais même pas ce qu'est dormir pas plus que tu ne sais ce qu'est s'éveiller. Et tout ça, comment peux-tu le savoir si tu n'as pas toi aussi, ton petit laboratoire secret ?

La gauche est-elle le "camp du bien" ?

La gauche est-elle le camp du bien ? Voici la question posée par Usul dans une de ses vidéos. A l'origine de cette question, un mot lancé par Elizabeth Lévy excédée contre le "camp du bien". Usul répond: non, c'est la droite qui est le camp de l'ordre moral, la gauche est au contraire ce qui s'y oppose bien qu'elle adopte parfois un discours moral par stratégie rhétorique.

Usul dit la vérité sur cette question.

La gauche est depuis la révolution française le camp de l'oligarchie maçonnique qui lutte à mort contre la morale chrétienne authentique dans la mesure où elle est un obstacle à l'enrichissement de ces mafieux.

Mais cela, elle ne pouvait évidemment pas le faire en clamant haut et fort son immoralité. Il fallait donc pour abbattre la morale traditionelle élaborer une autre morale, pseudo-morale abstraite et artificielle à base d'idées vagues: liberté, égalité, fraternité, citoyenneté, laïcité, anti-racisme, féminisme...

C'est lorsque, fatigués de prêchi-prêcha, certains en viennent à s'énerver contre ce prétendu "camp du bien" que serait la gauche, qu'on envoit alors un Usul rappeler que la morale, c'est la droite, autrement dit que la gauche est l'adversaire de la morale.

Et ce faisant, il dit pour une fois l'exacte vérité: la gauche n'est pas le camp du bien car elle est depuis toujours le camp qui lutte contre la morale saine et authentique.

Pour autant, n'allons pas croire que la droite soit le camp du bien. La droite, depuis longtemps, ce ne sont que d'autres gangsters parfois membres des mêmes loges maçonniques que leurs prétendus adversaires de gauche et qui même s'ils se prétendent parfois les défenseurs de la morale traditionnelle ne sont au final que les alibis de la république maçonnique et ploutocratique.

Ouvrez les guillements - La gauche est-elle le camp du bien ?

La gauche est le parti du désordre immoral

Ainsi, monsieur Bourdieusul proclame : « La droite est le parti de l’ordre moral ! » Fort bien, mais pourquoi ne nous dit-il pas en termes aussi clair ce qu’est la gauche ? C’est pourtant élémentaire : si la droite est le parti de l’ordre moral, la gauche, son opposé et à n’en pas douter, le parti du désordre immoral.

En effet, pour ce qui est de répandre l’immoralité dans la société, la gauche semble en avoir fait son principal programme. Elle semble même n’avoir oublié aucun des sept péchés capitaux.

La gauche encourage d’abord l’orgueil en laissant croire à tout un chacun qu’il serait un citoyen ayant son mot à dire et qu’au nom de cette odieuse idée d’égalité, son opinion aurait autant de valeur que les connaissances de nos plus hautes élites.

La gauche encourage la gourmandise en déversant des aides sociales et des augmentations de salaire sur les couches les plus plus incultes de la société qui ne savent rien faire d’autre de cet argent que se goinfrer de nourritures grasses et sucrées.

La gauche encourage la paresse par ses minimas sociaux, RSA et autres allocations qui assurent aux plus oisifs une rémunération sans qu’il ne leur soit exigé aucun effort en échange.

La gauche encourage la luxure en en portant au pinacle toutes les déviances sexuelles, organisant même régulièrement à cet effet des manifestations de fierté.

La gauche encourage l’avarice car par son système de redistribution qui n’est rien d’autre que l’institution d’une charité imposée, elle finit par rendre impossible toute manifestation authentique et spontanée de générosité : pourquoi en effet me soucierais-je de mon voisin puisque l’État s’en occupe à travers la sécurité sociale, la CAF et les retraites ?

La gauche encourage la colère car ce qu’elle appelle « mouvements sociaux » et dont elle nous dit qu’ils seraient un des principaux moteurs du progrès ne sont rien d’autre en effet que des manifestations intempestives d’une colère prolétarienne savamment entretenue par les syndicats et partis gauchistes et qui sont à l’opposé de ce dont la nation a besoin pour prospérer.

Enfin, de tout évidence, la gauche encourage l’envie : à quoi sert en effet cette fameuse idée d’égalité si ce n’est à inciter tout un chacun à envier ce que possède son voisin plutôt qu’à tâcher de l’acquérir par l’effort et la résolution ?

Mais de morale, un gauchiste comme Edwy Bourdieusul ne veut pas en entendre parler car pour lui, le discours moral n’est qu’un moyen de détourner du véritable sujet qui serait la transformation de la société vers plus d’égalité et de justice. Pourtant, croit-il qu’on puisse construire quoi que ce soit de positif dans une société sans l’ordre qui résulte de la morale ? L’expression « ordre moral » est révélatrice : si la gauche ne veut pas de la morale, c’est précisément parce qu’elle ne veut pas de l’ordre. La raison étant que plus les individus sont moraux, plus la société est ordonnée, moins il est besoin de faire intervenir l’État. Or, l’intervention de l’État dans tous les domaines, c’est précisément le projet socialo-communiste de la gauche. La morale est donc l’ennemi à abattre. Que des individus moraux puissent coopérer et que la société puisse s’organiser sans que l’État n’intervienne à chaque étape, c’est ce que la gauche ne peut tolérer. Si la gauche déteste la morale et l’ordre, c’est qu’elle déteste aussi et plus que tout la liberté.

À ceux qui tiennent plus que tout à la liberté et qui ne veulent pas se soumettre au projet totalitaire de la gauche, il ne reste qu’un seul choix : rejoindre ce que la gauche a désigné comme étant son ennemi, la droite, la vraie droite, c’est-à-dire la droite morale et libérale.

Comment le droit devient bestial

"Que tout doive toujours pouvoir être remis en question, c'est probablement l'erreur capitale de notre époque. Aucune société, a dit Comte, ne peut subsister sans le respect unanime accordé à certaines notions fondamentales soustraites à la discussion. Et « la vraie liberté ne peut consister que dans une soumission rationnelle à la seule prépondérance convenablement constatée des lois fondamentales de la nature, à l'abri de tout arbitraire commandement personnel. La politique métaphysique a vainement tenté de consacrer ainsi son empire en décorant de ce nom de lois les décisions quelconques, si souvent irrationnelles et désordonnées, des assemblées souveraines, quelle que soit leur composition. Décisions d'ailleurs conçues, par une fiction fondamentale qui ne peut changer leur nature, comme une fidèle manifestation de la volonté populaire ».
Comment ne pas voir qu'un délire législatif développé pendant deux ou trois générations, habituant l'opinion à considérer les règles et les notions fondamentales comme indéfiniment modifiables, crée la situation la plus avantageuse au despote !
Le Droit mouvant est le jouet et l'instrument des passions. Qu'une vague porte au Pouvoir le despote, il peut déformer de la façon la plus fantastique ce qui déjà n'avait plus de forme certaine. Puisqu'il n'y a plus de vérités immuables, il peut imposer les siennes, monstres intellectuels comme ces êtres de cauchemar qui empruntent à tel être naturel sa tête, à tel autre ses membres. Établissant une sorte de « circuit alimentaire » il peut nourrir les citoyens d'idées que ceux-ci lui restituent sous forme de « volonté générale ». Cette volonté générale est l'engrais sur lequel poussent des lois de plus en plus divorcées non seulement de l'intelligence divine mais de l'intelligence humaine.
Le Droit a perdu son âme, il est devenu bestial."

Bertrand de Jouvenel, Du Pouvoir. Histoire naturelle de sa croissance, 1972

Big brother éducatif

Notre contribution à la campagne vaccinale en cours auprès des jeunes de notre pays...

Jeunesse vaccinée, jeunesse libérée

L'occasion de nous remémorer les paroles de notre ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, le 18 juin 2020, devant la Commission d'enquête du Sénat sur la radicalisation islamiste : "Je suis de plus en plus favorable à une vision où l'emploi du temps de l'enfant serait vu pas seulement sur les heures de cours mais un petit peu sur ce qui se passe dans sa vie le mercredi et le week-end, sans arriver à un big brother éducatif."

Arrêtez de vous branler, ébranlez vous !

Arrêtez de vous branler, masturbez vous !

Vous avez mille fois raison, Belinda dite "sans tabous".

Mais ceci n'est qu'une première étape.

  1. Arrêtez de vous branler, masturbez-vous.
  2. Arrêtez de vous masturber, caressez-vous.
  3. Arrêtez de vous caresser, laissez la vague, le soleil et le vent vous caresser.
  4. Arrêtez de vous offrir aux caresses venues de l'extérieur afin de laisser votre désir de caresse vous brûler de l'intérieur jusqu'à rencontrer celle qui saura vous prodiguer les caresses que vous attendiez et recevoir celles que vous rêviez de donner.

Les confinements tuent dans les pays du Sud

Dans un article publié sur le site d'information UnHerd le 22 juillet 2021, deux universitaires, Toby Green et Jay Bhattacharya, reviennent sur la surmortalité observée dans les pays en voie de développement pendant l'épidémie de Covid. D'après eux, une part importante de celle-ci serait à attribuer à l'impact des mesures sanitaires elles-mêmes, et notamment la baisse du Produit intérieur brut (PIB) qu'elles ont entraînée, plutôt qu'à l'épidémie de Covid.
Je vous propose cet article en version française, traduit par mes soins.


"Un rapport sur la surmortalité en Inde a été publié mardi par le Centre pour le développement global. Les auteurs du rapport évaluent l’excédent de mortalité en Inde au cours des 15 derniers mois au nombre vertigineux de 4,9 millions de décès. En d’autres termes, si le taux de mortalité au cours de cette période avait avoisiné ceux des dernières années, 4,9 millions d’Indiens seraient toujours en vie aujourd’hui.

Si le rapport est impressionnant par ses données et sa méthode, l’interprétation donnée par les auteurs l’est moins. Ils soutiennent que le taux élevé de décès supplémentaires prouve que la mortalité liée au Covid est « considérablement » supérieure aux 420 000 morts du Covid actuellement déclarés en Inde.

Nous convenons que cela tende à indiquer que la mortalité liée au Covid en Inde puisse être bien plus haute que les chiffres officiels ne le suggèrent. Mais ce rapport donne-t-il, comme l’affirme The Guardian, « l’image la plus complète jamais donnée du nombre réel de morts de la pandémie en Inde » - ou met-il plutôt en lumière l’impact douloureux des confinements sur les plus pauvres de la planète ? Toutes les indications pointent infailliblement leur doigt vers l'impact des confinements.

Quand le gouvernement a imposé des confinements au printemps dernier, dix millions de travailleurs immigrés dans les villes indiennes, dont beaucoup vivaient au jour le jour de leur travail quotidien, se sont retrouvés sans emploi. Dans une version indienne du « Sentier des larmes » américain, des travailleurs ont été forcés de retourner dans leur village d’origine, parfois éloigné de plusieurs milliers de kilomètres. Nous avons personnellement reçu des signalements de millions de travailleurs migrants venant du Bengale-Occidental, toujours bloqués et affamés après que leur travail se soit évaporé, laissés sans moyens de subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs famille.

Le Produit intérieur brut de l'Inde a connu une baisse historique de 7,3 % dans l’année jusqu’au 31 mars. Une étude menée auprès de 75 ménages dans l’Etat de l’Uttar Pradesh a montré que leurs revenus se sont effondrés de 75 % en moyenne pendant cette période. Comme cela a été montré dans un reportage de la BBC, l'impact en a été catastrophique sur la santé publique du pays.

Dans une tentative de réserver les soins de santé aux patients Covid pendant les premiers mois de l’épidémie, l’Inde a restreint l’accès aux cliniques, même à des patients gravement malades. Cette politique a laissé des centaines de milliers de cas de tuberculoses, VIH, cancers, malarias, diabètes, de patients en obstétrique (et d’innombrables autres) sans les soins médicaux nécessaires. A titre d’exemple, la seule absence de traitements pour les tuberculoses au début du confinement a été la cause de 400 000 décès supplémentaires de cette maladie.

La recherche a montré depuis longtemps que l’espérance de vie et le PIB sont étroitement liés dans les pays pauvres : une légère hausse du PIB peut fortement augmenter l’espérance de vie, de même qu’une baisse du PIB entraînera une diminution de celle-ci. L'augmentation de près de 5 millions de la surmortalité en Inde l'année dernière n'est donc pas principalement liée au Covid-19, mais est la conséquence économique, médicale et sociale des confinements instaurés au printemps 2020 et de la panique qui s'en est suivie.

Ces conclusions concordent avec des événements survenus dans d'autres régions du monde. Au Pérou, la mortalité toutes causes en 2020 a augmenté de 96 % par rapport à la moyenne des 3 années consécutives – écrasant toutes les hausses enregistrés ailleurs en Amérique latine. Au début du mois de juin, les autorités péruviennes ont attribué la majeure partie de cette mortalité au Covid, revenant sur des décès précédemment attribués à d’autres causes. Ce changement a plus que doublé le nombre de morts du virus, faisant passer le taux de mortalité par habitants du Pérou quasiment au double du pays suivant le plus affecté.

Cependant, le Pérou a également mis en place l’un des confinements les plus stricts du monde. Les autorités ont attribué l’échec du confinement péruvien à contenir le Covid à des conditions de vie exiguës et précaires. Ils ont raison sur un point. Ce sont principalement les riches avec des emplois stables qui peuvent se permettre un confinement.

Quoiqu’il en soit, le Pérou est un cas difficile à défendre pour les avocats du confinement. Soit le confinement n’a pas permis de contrôler la diffusion du Covid, soit ses effets ont induit une mortalité venant d’autres causes à des niveaux catastrophiques, comme ce fut le cas en Inde.

Alors, à quoi bon débattre des causes de la mortalité ? Ne devrions-nous pas simplement mettre le problème sur le compte de la perturbation causée par la pandémie pour les pays pauvres – une tragédie aussi horrible qu’inévitable – et en laisser les choses-là ? Après tout, nous savons tous que les plus pauvres de la planète sont aussi les plus vulnérables.

Nous devrions résister à ce raisonnement fataliste. Si les confinements sont la cause de ce terrible carnage, comme nous le soutenons, et sont inefficaces pour prévenir les dégâts directs du virus, alors nous devons les exclure en tant que stratégie de lutte contre une pandémie."


Lien vers l'article en anglais : https://unherd.com/thepost/lockdowns-are-killers-in-the-global-south/

Auteurs de l'article :
Toby Green est professeur d'histoire au Kings Collège de Londres, auteur et lauréat de plusieurs prix.
Dr Bhattacharya est professeur à l'Ecole de Médecine de l'Université de Stanford, physicien, épidémiologiste, économiste de la santé et expert des politiques de santé publique. Il s'intéresse notamment aux maladies infectieuses et aux populations vulnérables.

Lien vers le rapport du Center for Global Development, évoqué dans l'article : https://www.cgdev.org/publication/three-new-estimates-indias-all-cause-excess-mortality-during-covid-19-pandemic

Réveille-toi !

Mon cher lecteur, permets moi de te tutoyer. Évidemment, je ne me permettrais jamais de tutoyer mon lecteur quand j'écris un article pour "Le Journal des Infos". Mais justement, ici, ce n'est pas le journal, c'est mon blog personnel et je me permets de te tutoyer pour te parler en toute franchise car j'ai des choses importantes à te dire. Cher lecteur, tu es à côté de la plaque. Je te le dis amicalement. Je ne sais pas si tu es de ceux qui ont peur d'Eric Zemmour car ils ont peur du fascisme ou de ceux qui ont espoir en lui mais dans les deux cas, tu te trompes. Tu te trompes si tu crois qu'il va sauver la France et s'il te fait peur, tu as peur de mauvaises raisons. La vérité, c'est que le vrai nom de Zemmour est Zemor, qu'il est un extra-terrestre , héritier d'une longue dynastie et que son véritable projet est la conquête de la planète Terre.

Un météorite fonce dans la campagne tandis que trois fantômes surgissent.

Tout ça, tu ne le sais pas car tu n'es conscient de rien. Chaque jour, tu te réveilles et tu t'endors mais tu ne comprends rien à ta vie. La plupart du temps, tu ne sais même pas ce qu'est dormir, pas plus que tu ne sais ce qu'est être éveillé. Revois ta position binaire sur les enfantements gigantesques et multiprises dont ami gentil le facteur mystique des foutaises invariantes a su retenir le bruit. A quel détour les endives volantes nous forcèrent lorsque nous les vîmes ouvrir leur gueule et nous menacer de foutre en l'air la totalité des parades multiples entachées seulement de paradoxales médailles ? Apprends bien, mon ami que c'est à tes dépens que les pisseurs de merde vont envahir la terre entière pour y mettre comme dirigeant le sympathique Zemor IV, adorateur des biscornus méchants sur la platitude magique du purin bijoutier. A la table des correspondants, on se pince en pensant à la fabrication des embouteillages qui ne sut jamais rien créer d'autre que des funiculaires intemporels dont mon partisan cousin avait pourtant révélé le caractère délétère. Évidemment pour toi, tout ça, c'est du chinois. Parce que tu es endormi. Même quand tu es soi-disant éveillé, tu ne fais que dormir debout. Réveille-toi, putain !

Achékéléby

Achékéléby...
Ouikoiyaya tauftofoufnil !
Rwoutinj !
Rwoutinj !
Rwoutinj !
Fouk...

Une secte dangereuse nous menace

Je suis en train d'investiguer sur une secte dangereuse et puissante que j'ai découvert il y a maintenant quelques mois. Je pense pouvoir préparer un grand reportage exclusif pour le Journal des Infos.

Cette secte est consacrée au culte de la divinité féminine Kiéla, divinité guidée par une entité masculine, Kaelo, l'esprit de lumière.

Cette secte curieuse mélange des symboles juifs, chrétiens et préhistoriques. Elle mêle par ailleurs des références religieuses à des théories prétendument scientifiques. Mais le plus insolite est sans doute leur panthéon qui rassemble les personnalités les plus hétéroclites: le général allemand Wilhelm Keitel avec le boxeur Mohammed Ali, des résistants de la seconde guerre mondiale avec des médecins du dix-neuvième siècle ayant contesté Pasteur...

À côté de cette secte, il y a des intellectuels qui n'en font pas officiellement partie mais qui répandent insidieusement son idéologie, permettant ainsi de créer un terreau favorable à de nombreuses conversions.

En affichant à l'extérieur une posture contestataire, le secte sait séduire de jeunes filles rebelles pour ensuite les manipuler et les obliger à se faire teindre les cheveux et à arborer des chapeaux improbables. Dès leur entrée dans la secte, les disciples sont invités à s'asseoir et à méditer sur des phrases en apparence anodines gravées sur des dalles. Et pendant cette méditation, on en profite pour les hypnotiser et en faire alors des esclaves dépourvus d'esprit critique.

Révélation explosive: cette secte se livre aussi au trafic d'œuvres d'art. Des peintures baroques dont je ne sais pas si elles sont des faux ou des œuvres volées sont utilisées dans leur temple pour impressionner les fidèles.

Leur temple est situé dans un paysage bucolique dans lequel les fidèles peuvent se livrer joyeusement et innocemment à toutes sortes de sports et d'acrobaties, au vélo, à la baignade dans une rivière, à la marche à pied ou à la simple contemplation de la nature. Mais ne nous y trompons pas : derrière cette façade tout à fait sympathique, c'est un nouveau fascisme qui se dresse.

Mais le plus explosif dans cette histoire est que derrière cette secte, on trouve un magnat de la télévision par satellite qui abreuve chaque jour la ménagère de moins de cinquante ans mais pas loin d'images morbides ainsi que d'apologies du nazisme cachées dans des images subliminales. Posséder des chaînes de télévision est pour cet homme un moyen redoutable de conditionner les esprits et ainsi les préparer à adhérer à la secte. Je ne peux pas vous révéler maintenant l'identité de cet homme, mais je peux vous dire que ça va faire mal.

Montage surréaliste présentant une terrible secte

L'ANGE À LA TROMPETTE

Lu "L'Ange à la trompette", roman d'Ernst Lothar. Sur-titré "Roman d'une famille à Vienne".

Le titre du roman fait référence à l'ange qui sert d'écusson à la maison où loge cette famille. Il serait fastidieux de faire la liste de tous les membres de cette famille. Je me contenterai donc des principaux protagonistes.

Franz Alt, patron d'une fabrique de pianos, se marie avec Henriette, fille du professeur Stein, dont le nom laisse deviner des origines juives, bien que la famille soit convertie au catholicisme.

Hans, premier enfant né de cette union, qui reprendra la fabrique de son père, se marie avec la comédienne juive Selma jouant entre autres le rôle de Jeanne d'Arc, élève de Sigmund Freud et acquise à la sociale-démocratie.

Selma est assassinée par Hermann, frère de Hans converti fantatiquement au nazisme qui tentera vainement de faire accuser sa propre mère pour faire d'une pierre deux coups. Puis avec l'annexion de l'Autriche par Hitler, Henriette Alt est tuée et la fabrique de pianos retirée à Hans.

Ce "roman d'une famille à Vienne" est donc le roman d'une famille bourgeoisie de Vienne qui connaîtra une fin tragique avec l'avènement du nazisme pour s'être quelque peu enjuivée. Un roman quelque peu autobiographique quand on sait que l'auteur lui-même dû fuire l'Autriche pour les mêmes raisons.

Un passage intéressant du roman est l'idylle entre Martha-Monica, soeur de Hans et le comte Gaetano Orbellini, diplomate italien et militant fasciste.

A cette occasion nous est rappelé que les fascistes furent d'abord opposés aux nazis, plus encore qu'aux bolchéviks, notamment sur le terrain autrichien ! Vérité que nous a fait oubliée la propagande déversée par ces fabriques à crétins que sont la télévision et l'éducation nationale pour qui "fascisme" et "nazisme" sont quasiment synonymes.

En effet, le comte Orbellini propose à Hans de participer à la création de milices facistes afin de contrer l'influence nazie en Autriche.

"Je recommanderais, et même vivement, d'organiser immédiatement dans toute l'Autriche, une milice armée suivant le modèle fasciste, destinée à protéger la population contre le terrorisme communiste et la menace plus grave encore du nazisme. Au moment propice et quand la milice sera organisée, les armes et l'appui nécessaire lui seront fournis."

Le refus de Hans et la réponse du comte sont révélatrices.

"- En ce cas, je ne suis pas votre homme, dit Hans. Excusez-moi , mais un parti qui a choisi les faisceaux pour symbole ne m'insipire qu'une sympathie relative.
- Tout le monde ne peut pas avoir comme emblème un ange armé d'une trompette, répondit l'talien"

Les symboles ont leur importance et il y a une morale politique à cette histoire: pour avoir préféré l'angélisme de la social-démocratie à la virilité du fascisme, la famille Alt-Stein subira la punition du nazisme.

Pour avoir préféré Hitler à Mussolini et pire encore, pour avoir jeté Mussolini dans les bras de Hitler, l'Europe subira le châtiment de la seconde guerre mondiale.

Mais l'oligarchie à l'origine de cette préférence, elle, en sortira renforcée. Quand on connaît la suite de l'histoire, on comprend pourquoi elle préféra favoriser un fou-furieux racialiste primaire et belliciste face à des nationalismes plus sérieux.

Car le fameux mot d'ordre maintes fois ressassé "plutôt Hitler que Blum", s'il cache d'abord le fait que Blum laissa faire Hitler, cache aussi le fait qu'il y eut cet autre mot d'ordre: "plutôt Hitler que Mussolini".

Aujourd'hui encore l'oligarchie préfère les néo-nazis ukrainiens au "fasciste" Poutine, les criminels de Daesh et Al-Nosra au "dictateur" Bachar El Assad.

La dernière phrase du roman est celle d'une femme parlant à la radio, reprise de la réplique de l'actrice Selma déclamée quelques chapitres plus tôt sur une scène de théâtre: "Je vous libérerai de la peur !"

Pour nous libérer de la peur, les anges de la social-démocratie sont parfois - parfois seulement, et souvent au plus mauvais moment - des experts.

Mais qui nous libérera du mal ?

L'Ange à la Trompette - par Ernst Lothar

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