Qu'est-ce que la vie ?

Un feu de joie en plein Paris qui illumine les passants médusés. Rien n'est plus vivant. Rien ne symbolise mieux la vie.

Qu'est-ce qu'un être humain ?

Hier, en marchant dans la rue, j'ai croisé un homme qui pleurait tout en marchant lentement. Je lui ai demandé ce qui le chagrinait. Et ce pauvre homme m'a dit qu'il avait oublié sa sacoche dans le train. C'est cela, pour moi, un être humain.

Élections présidentielles 2022 - Mon point de vue sur Éric Zemmour

Comme dit dans mon précédent billet, j'ai décidé d'utiliser ce blog pour présenter mes analyses personnelles, qui n'engagent que moi sur des sujets d'actualité. Un sujet qui fait l'actualité en ce moment est bien entendu celui des élections présidentielles. A ce propos, j'ai pour projet d'analyser l'ensemble des possibles candidats pour cette élection. Et autant commencer dès aujourd'hui avec le candidat le plus polémique, vous avez bien sûr deviné: il s'agit d'Éric Zemmour. Analysons la nature de ce candidat en sept questions essentielles.

Éric Zemmour


Que se passe-t-il si on plonge Éric Zemmour dans l'eau ?

Il rit bêtement en disant qu'il a oublié son maillot de bain puis se dandine pendant cinq minutes.


Que se passe-t-il si on plonge Éric Zemmour dans le lait ?

Il devient très sérieux et fonce tête baissée dans les testicules les plus proches en se prenant pour un missile.


Que se passe-t-il si on plonge Éric Zemmour dans le vinaigre ?

Il met ses mains sur les yeux et imite le cri de l'autruche.


Que se passe-t-il si on plonge Éric Zemmour dans l'alcool ?

Il louche, fait rouler ses yeux, puis chante tout le répertoire de Carlos en commençant par "Tirelipimpon sur le Chihuahua".


Que se passe-t-il si on plonge Éric Zemmour dans l'urine ?

Il dit "Ben voyons !" avant de développer une diatribe d'une heure et demi sur le politiquement correct qui détruit la France depuis quarante ans.


Que se passe-t-il si on plonge Éric Zemmour dans le mercure ?

Il ouvre les yeux et se tait pendant une heure avant de faire une démonstration de karaté.


Que se passe-t-il si on laisse Éric Zemmour à l'air libre ?

Il ouvre grand les yeux et imite un poisson avec sa bouche.

La gauche et la morale

Dans un épisode de son émission "Ouvrez les guillemets", le célèbre youtubeur Usul répond à la question "La gauche est-elle le camp du bien ?" Il y répond par la négative expliquant avec justesse que le moralisme est à droite tout en concédant que les figures de gauche adoptent parfois un discours moral de manière à s'attirer les bonnes grâces de l'opinion publique.
Une telle réponse me satisfait. A ceci près que je ne suis pas certain qu'Usul ait bien mesuré à quel point la gauche s'est encombrée de discours moraux qui ne lui apportent plus aucun avantage mais au contraire la handicapent, et l'effort qu'on aura à fournir pour s'en débarasser.

Car Usul est de la gauche dite extrême dont un des plus gros défauts est de reprendre à son compte la haine de l'argent héritée de la morale catholique la plus archaïque.

Voir aussi comment cette extrême-gauche défend l'accueil des migrants, en se félicitant de sa générosité face à des gens de droite dépeints comme des salauds et des égoïstes. Alors que si la défense de l'immigration est bien une cause progressiste à promouvoir, elle n'a pas besoin de ce discours moralisateur. Il suffit de montrer l'apport inestimable des vagues d'immigration successives au dynamisme de l'économie. Sans elles, l'entreprise France serait aujourd'hui en ruine.

Ce qu'il nous faut donc dire en tant que vrais hommes de gauche débarassés de tout préjugé moral, c'est qu'une immigration accrue permettrait de sauver notre économie en fournissant aux entreprises une main d'oeuvre performante, flexible et peu coûteuse. D'autre part l'apport culturel d'autres pays permettra un jour à la France de sortir de tous les immobilismes hérités des traditions les plus archaïques.

Autre exemple : la PMA. La gauche a cru bon de défendre cette mesure au nom de la justice sociale sous prétexte que les couples de femmes aisées ayant la possibilité de pratiquer la PMA à l'étranger, il ne serait pas juste de ne pas la rendre pratiquable également pour les couples de femmes à faible revenu. D'abord, c'est un argument dangereux en ce qu'il encourage la droite à prendre des mesures pour rendre l'accès à la PMA plus difficile pour les femmes aisées. D'autre part, il faut bien réaliser un jour que cette notion de "justice sociale" n'est pas une notion de gauche, bien au contraire, puisqu'elle a été inventée par Louis XVI pour s'opposer à son ministre de gauche Turgot qui préconisait la dissolution des corporations, une mesure de modernisation pourtant nécessaire au développement de l'économie et qui fut heureusement adoptée définitivement grâce à la révolution française en 1791.

La gauche qui s'assume est donc une gauche qui défend la PMA non pas avec de tels jugements de valeur mais en démontrant simplement que cette mesure est une demande réelle et qu'il serait irrationnel de ne pas répondre à cette demande si l'on considère que les citoyens d'un État sont comme les clients d'une entreprise et que si l'entreprise France refuse de satisfaire sa clientèle, elle signe son arrêt de mort à plus ou moins long terme.
Je regrette aussi la timidité de la gauche lorsque sur ce sujet , la droite lui lance l'accusation d'eugénisme. Il ne faut pas hésiter à réfuter l'amalgame oiseux qui est fait avec l'eugénisme nazi. Ce dernier était fondé sur un jugement de valeur posant une hiérarchie des races et en cela était bien une politique d'extrême-droite, si l'on reprend les justes critères d'Usul. Mais il n'y a évidemment rien de tel dans la PMA. Si à titre privé, un couple préfère une certaine couleur de peau ou d'yeux pour l'enfant qu'elle va acquérir, au nom de quoi pourrait-on s'y opposer alors qu'on ne le fait pas lorsque des acheteurs choisissent la couleur de leur voiture, de leur smartphone ou de n'importe quel autre produit ?

Au contraire, le principe de la gauche étant la liberté et donc le choix, comme le promeut avec raison Caroline Fourest, on a tout lieu de favoriser ces nouvelles technologies qui nous offrent des choix que nos grand-parents n'avaient pas la chance d'envisager.

D'autre part, la PMA permettra d'ouvrir la voie à de nouveaux marchés répondant à tout une demande non satisfaite liée à la procréation. Et c'est avec une même rationnalité sereine que la gauche aura à défendre la GPA dans les années qui viennent, ainsi que l'euthanasie qui répond à une autre demande réelle et qui donne la clé d'une formidable variable d'ajustement pour désencombrer les hôpitaux et régler le problème du defficit de la sécurité sociale.

Usul est-il vraiment prêt à s'engager pleinement dans cette voie ? Aura-t-il encore beaucoup d'efforts à fournir pour être réellement de gauche ?

Ceci n'est que mon blog personnel

J'aimerai mettre certaines choses au point. Ce n'est pas parce que je travaille pour le Journal des Infos et que je partage sur ce blog mon expérience journalistique qu'on doit pour autant le considérer comme un blog professionnel. Bien au contraire, tout ce qui est dit ici ne relève en rien de mon point de vue personnel et n'engage en rien le Journal des Infos. Par conséquent, le principe de neutralité ne s'applique pas ici. Par cette mise au point, je vous annonce qu'il m'arrivera prochainement d'écrire ici des articles pour donner mon modeste point de vue sur des sujets sociaux, politiques et culturels.

Ceci en tant que simple citoyen. Je ne prétends pas être un grand penseur. Loin de moi l'idée de me prendre pour une intelligence indispensable. C'est qu'à trop vouloir faire son intelligent, on finit par ne plus rien comprendre à ce qui fait vraiment la saveur de la vie qu'un poing dans la gueule du chat peut suffire à faire réaliser au plus indulgent des analphabètes du monde entier. Si on savait à quoi sert la caricature débile des orangs-outans pathétiques, on ne se demanderai pas si les sinologues vietnamiens ont raison ou pas de tapisser d'un geste suranné les infanticides oubliés de la télé-réalité patagonique inscrite dans les catacombes défenestrées de la supplication pathologique et infortunée des abeilles mythologiques et tarabiscotées. D'autant plus qu'en un coup d'œil, on peut savoir facilement s'il est juste ou pas de se souvenir d'un truc qui pourrait faire fuir les individus un peu trop borgnes loin du plus idéalisé des intégrateurs d'autruche. A force de ne pas dire, ce qu'il ne faut pas dédire, on finit par se mettre la langue dans l'œil.

Et c'est précisément pour ne pas me mettre la langue dans l'œil que j'ai décidé de partager avec cous mes opinions sur tout un tas de sujet tout en veillant à ne pas me mettre le doigt dans l'œil en surestimant l'intelligence de mes propos. En conclusion, vous l'avez bien compris : je partage mes opinions non pas en raison d'une intelligence supposée mais pour recevoir vos commentaires car c'est par l'échange et le dialogue que l'on progresse et qu'on s'approche de la vérité.

Jésus, de gauche ou de droite ?

Être chrétien, est-ce être de gauche ou de droite ?

Sachant qu'être chrétien, c'est suivre le chemin du Christ, la question à se poser est: Jésus était-il de droite ou de gauche ?

Une telle question peut sembler oiseuse et elle me le semblait à moi-même encore il y a quelques mois.

Non seulement parce que les notions de gauche et de droite n'existaient pas du temps de Jésus mais surtout parce que ces notions sont très relatives, que les idées qui furent de gauche à une certaine époque devinrent de droite à une autre époque et réciproquement.

Cependant, au-delà de la relativité des différents clivages qui ont pu caractériser la gauche et la droite en différentes époques, il semble qu’il y a quand-même un clivage invariant : le combat entre les anciens et les modernes, clivage qui existait avant même que des parlementaires se positionnent entre gauche et droite.

Et depuis 1789, malgré les aléas historiques, c’est généralement à droite qu’on trouve les adeptes de la conservation et à gauche, les adeptes du changement.

Or, il se trouve que ce clivage existait déjà au sein du Sanhédrin à l’époque du Christ : d’un côté, les pharisiens qui étaient les réformateurs et qu’on peut donc considérer comme la gauche de l’époque et de l’autre, les sadducéens, conservateurs, que l’on peut donc considérer comme étant la droite.

Des Évangiles, on a retenu des pharisiens leur attachement scrupuleux au respect de la loi. Ce qui est tout à fait en cohérence avec leur réformisme : plus on se vante de respecter la loi, plus on a intérêt à en être l’auteur et donc à la réformer sans cesse. Résoudre les problèmes posés par la loi en créant d’autres lois, voilà une attitude typiquement de gauche et c’est ce que firent les pharisiens avant la mort du Christ et plus encore après sa mort, durant des siècles de Talmud, ayant pris le contrôle total du judaïsme suite à la destruction du Temple.

Les sadducéens, quant à eux, étaient beaucoup moins attachés au respect de la loi qu’ils n’avaient aucun intérêt à réformer, ayant appris à s’en accommoder et n’ayant aucune raison d’en créer de nouvelles. D’où leur attitude conservatrice qui les faisaient s’en tenir à la Torah et rejeter tous les ajouts pré-talmudiques des pharisiens.

La gauche pharisienne était tournée vers l’avenir, espérant le grand soir cours duquel le Messie viendrait libérer Israël du joug romain.

La droit sadducéenne était composée de riches notables souhaitant éviter toute agitation politique et tâchait de garder de bonnes relations avec l’occupant romain.

A l’extrême-gauche, les zélotes, telle une branche armée des pharisiens, n’attendait pas l’arrivée du Messie pour organiser la rébellion et aux discussions sur la loi préféraient l’action violente en vue de la victoire contre l’impérialisme romain, l’abolition de la grande propriété et la libération des esclaves. Et les sicaires, tendance la plus extrémiste de cette mouvance, pratiquaient des assassinats ciblés contre des juifs collaborant avec les romains.

A l’extrême-droite, les esséniens se proclamaient les véritables héritiers du grand-prêtre Sadoq dont les sadducéens avaient selon eux usurpés le nom. Sédévacantistes avant l’heure, ils refusaient la fréquentation du Temple occupé selon eux par des usurpateurs et préféraient se couper du monde qu’ils abhorraient en se retirant à la campagne et dans des grottes, tout en proclamant la haine de Dieu contre les pêcheurs juifs, les païens et les romains.

Pour savoir si Jésus était de droite ou de gauche, extrême ou modérée, regardons donc quelle était l’attitude ce dernier vis-à-vis de ces différentes sectes.
• D’abord, on sait avec quelle violence Jésus dénonçait l’hypocrisie et le fétichisme légaliste des pharisiens.
• Et cependant, ce sont les sadducéens qui furent à l’initiative de son procès et donc de sa mise à mort. Inquiets des troubles qu’il pouvait provoquer, ces conservateurs, selon une conception pré-vichyste du patriotisme, craignaient que ce Jésus ne provoque la colère de l’occupant romain et que de cette colère ne résulte la destruction de la nation.
• Ils obtinrent cependant pour cette condamnation le concours des pharisiens. Face à un péril commun, la gauche et la droite savent très bien dépasser leurs clivages pour réaliser l’union sacrée.
• Mais les quelques membres du Sanhédrin qui rejoignirent Jésus étaient des pharisiens : Nicodème, Gamaliel l’ancien, Joseph d’Arimathie.
• Jésus fut aussi suivi par Simon le zélote et Judas le sicaire, mais on le sait, il fut trahi par ce dernier.
• Les Évangiles ne nous disent rien des liens entre Jésus et les Esséniens. Certains historiens pensent que Jésus était issu de cette mouvance. Pourtant, quelle différence radicale entre l’attitude de repli des esséniens et l’appel du Christ à apporter la bonne nouvelle au monde, entre la croyance essénienne en un Dieu haïssant les pêcheurs et le Dieu miséricordieux incarné par le Christ ! Mais ces historiens répondent qu’ils y avaient différents tendances aux seins des esséniens et que les premiers chrétiens était l’une d’elle.

Si on tire enseignement des Évangiles, un chrétien doit donc :
• Dénoncer sans tiédeur l’hypocrisie de la gauche, sa morale frelatée, son légalisme mortifère et son fétichisme réformateur.
• Dans le même temps, se méfier de la droite comme de la peste car les conservateurs, même quand ils prétendent conserver des valeurs, voire des valeurs chrétiennes, ne conservent au final que leur situation confortable et seraient prêts à tuer dix fois le Christ si celui-ci revenait mettre en cause ce confort.
• Ne pas oublier que lorsque la gauche et la droite s’unissent, c’est généralement pour le pire, c’est-à-dire pour protéger les royaumes de ce monde dont Lucifer est le prince contre la menace divine.
• Savoir qu’au sein de la gauche, malgré l’hypocrisie qui y règne, on trouve quelques âmes réellement assoiffées de justice et de vérité, et savoir les accueillir.
• Dans le même ordre d’idées, accueillir les bonnes volontés venant de l’extrême-gauche mais se méfier des gauchistes orgueilleux qui prétendant faire la révolution veulent en vérité faire de la révolution leur chose, qu’ils pourraient contrôler, et que leur orgueil peut les amener à devenir les pires traîtres au service du pouvoir
• Comprendre que l’extrême-droite a raison de dénoncer radicalement la laideur du monde contemporain. Comprendre qu’elle a tort de répondre à cette laideur par le repli et la haine plutôt que par l’amour et la miséricorde. Accueillir les fachos comme les gauchistes pour peu qu’ils renoncent à cette haine et ce repli.

La gauche et la droite, ce sont deux manières différentes de refuser l’avènement du royaume des cieux qui est abolition des royaumes de ce monde.

A droite, les sadducéens entendent préserver ces royaumes par leur posture conservatrice.

A gauche, les pharisiens veulent sauver ces royaumes dans une fuite en avant réformiste.

Les uns comme les autres seront balayés avec l’avènement de la nouvelle Jérusalem.

Le Christ n’est évidemment ni de la droite ni de la gauche car il est le feu divin qui détruit l’une et l’autre.

ACCEPTATIONS DÉSORGANISÉES

Oreille chassa carabine hormis acceptation. Cure cautionna falsification armée pessimiste. Paolo couronna matamore crépitant sous accaparante anticipation. Sauternes censura caractère antithétique chocolaté vers incursion mythomane. Corrélation agencée, sucée, adjonction déterminante dont mon oripeau bleuette remplaça son utopie ostensible. Accident pittoresque manipulé, calculé, sordide, fauté, juxtaposé sans machine du Brésil. Pour créer votre cucurbitacé, croyez changer occultation perpétuelle romancée, pardonnée d'abord sans empiétement opaque. Saucisse dopée fonctionnelle normative phagocytée, ripostée, carnassier hégémonique castra horribles passages. Ruquier carbonisa factuellement joncs, carottes, possibilités, farces, gargarismes, dockers, courage, c'est bientôt fini, fonctionnaires par loterie saccagée. Aux Bahamas, Cathy Honebrian remarquait futurement, purement mes occupations ascensionnelles. Honte sous Hermann Coolipopiol ! Victoire avérée, véritablement ancienne, passablement positive et cliniquement sordide. Sacralisée ! Rupture antérieure, cannabis forain. Corrençon fut jolie, pourtant Garrophida, placard arithmétique rythma peur, bachi-bouzouks factuels, occasionnels, anté-postérieurs, occlusifs, accentués, estaminets perpétuels, rentabilité cascadeuse malgré vieil Archibald, fonctionnalisme sauvegardé.

Quand faire l'amour ?

Quand doit-on faire l'amour ? Combien de fois par jour, par semaine, par mois ? Il faudrait tout d'abord savoir ce que vous appelez "faire l'amour" ? S'agit-il seulement de la copulation ou également ce que vous appelez "les préliminaires" ? Et dans ces fameux "préliminaires", comptez-vous uniquement les baisers et caresses qui précèdent directement l'acte sexuel ou tous les gestes qui peuvent préparer et favoriser cet acte bien que le précédant de quelques heures, quelques jours, quelques semaines ou plus encore ? Les sourires, les baisers, les embrassades et toutes les tendres attentions échangées tout au long de la journée ne font-ils pas aussi partie des préliminaires ? Autrement dit, tenir la main de sa moitié dans les transports en commun tout en lui caressant les doigts, lui glisser des mots tendres à l'oreille, cuisiner pour elle, lui offrir des fleurs, contempler un paysage avec elle, n'est-ce pas déjà lui faire l'amour ?

Si c'est dans ce sens là que l'on parle de faire l'amour, qui est à mon avis le seul sens qui ne soit pas ridicule, alors je vous encouragerai à faire l'amour à tout moment, sans limite, toujours et partout.

La ville des voyous.

Enfin, la direction du "Journal des Infos" a répondu de manière satisfaisante aux problèmes rencontrés par ses journalistes. Fini les ordres de mission incompréhensibles ou introuvables ! Et fini aussi les problèmes de transport, les difficultés à se rendre sur les lieux de reportage, notamment en raison d'indications peu claires. Car face à tous ces problèmes, la rédaction a trouvé une solution radicale : la téléportation ! Une téléportation qui s'effectuera de manière instantanée dès que la rédaction aura décidé de nous envoyer en reportage, quelque soi l'endroit où l'on se trouve à cet instant précis. Quand aux ordres de mission, ils sont tout simplement supprimés car devenu inutiles dans la mesure où la rédaction fera en sorte de nous envoyer en un lieu suffisamment précis de telle sorte que le sujet du reportage nous soit évident. Et cette fois-ci, ça n'est pas du pipeau !

J'ai pu le constater en janvier 2021 alors que je participais à une énorme fête de famille. "Fête de famille" est une façon de parler car nous étions tellement nombreux qu'il est certain qu'il n'y avait pas seulement la famille, mais toute sorte d'amis et de connaissances. Dans un petit jardin, je vois mon épouse, très souriante, parler avec ma sœur au milieu d'autres gens. Je décide d'aller les rejoindre dans ce jardin que je pénètre mais mon épouse n'est pas plus là et je n'ose pas aller parler tout seul avec ma sœur. Je retourne donc sur mes pas puis je descends au sous-sol dans une petite salle carrée et m'assied sur un canapé derrière une table basse. Dans cette salle, il y a quelques gens dont mon vieil ami Emmanuel qui a un cadeau pour ma femme. Ceci pour la remercier parce que la dernière fois qu'on s'était vu, c'est elle qui lui avait offert un cadeau.

Soudain, j'ai l'intime sensation d'être en reportage. Et aussitôt, je me retrouve instantanément en un tout autre lieu: une ville de la côte ouest des États-Unis uniquement peuplée de voyous, en pleine nuit. Voilà un sujet de reportage intéressant bien que très glauque. Sans surprise, je me fais très rapidement agressé par une bande dont certains m'attaquent par derrière. Évidemment, je n'ai pas peur puisque je suis journaliste. En tant que journaliste, j'enquête et j'informe sur la réalité et je ne dois pas donc pas me considérer comme prenant part à cette réalité qui par conséquent ne me menace pas. Certes, je ne suis pas tout à fait à l'aise dans cette situation mais je me défends joyeusement.

Un sujet de reportage très intéressant et cependant, mon article n'a pas encore été publié par "Le Journal des Infos". La rédaction a jugé que je n'apportais pas suffisamment d'informations. Je suis un journaliste novice, j'ai encore des progrès à faire. Je suis en train de peaufiner l'article et de me continuer mon enquête. A mon avis, si le gouvernement américain a mis en place ces villes-voyous, c'est pour qu'elles lui servent de frontière humaine ! Qui en effet oserait pénétrer illégalement sur le territoire américain avec la certitude de se faire agresser par une bande de racailles dès le premier pied posé ?

Des nouvelles littéraires de mon cul

A la guerre comme à la guerre me disait ma mère !

Voilà, c’était le poème du jour.

Si ça vous a plu, je vous conseille de vous préparer à vous procurer mes ouvrages qui sortiront ce mois-ci:

* Mon amie la pute a quelque chose dans sa poche que j’avais oublié chez mon frère
* Pitchoboul: le matchamone qui roucouchcouche
* Il était une fois… deux fois… plus trois font vingt-neuf
* Oh là là si tu voyais mes genoux
* Gringalet le parmentier
* Il n’était pas des notres… Oh que non !
* Mon zizi a dit oui
* Par moment ça glisse
* On a pas pu le pouvoir
* Et dans ton gel… ça caille

Depuis que j’ai commencé ma carrière littéraire, j’ai du publiquer quelques dizaines de centaines de livres.

Je suis l’écrivain le plus prolifique de ma génération.

Christine Angot, elle peut aller se rhabiller et Yann Moix, n'en parlons pas.

La mission introuvable

Nos protestations ont fini par porter leurs fruits. Mes camarades et moi-même ont fait remonter à la rédaction les graves problèmes que posaient la gestion calamiteuse des ordres de mission au sein du "Journal des Infos" et celle-ci s'est enfin décidée à prendre des mesures. Désormais, à chaque fois que l'on aura le sentiment d'être dans un contexte de reportage, il suffira de regarder attentivement autour de soi pour trouver inscrit dans un élément du décor l'ordre de mission précis décrivant la nature du reportage à effectuer.

Mais ça, voyez-vous, c'est la théorie. Malheureusement, l'écart avec la pratique est encore abyssal comme j'ai pu le constater le 17 janvier dernier. J'étais chez moi avec ma femme ainsi que deux ouvriers venus effectuer des travaux. Je m'apprête à sortir. Mais dans le couloir, je remarque qu'il y a un défaut sur la porte. Puis, catastrophe, au moment où je l'examine, la porte s'enlève de ses gonds. Heureusement, les deux ouvriers sont tout de suite arrivés pour m'aider à la porter et l'empêcher de tomber. Ensuite, c'est mon ami Olivier R. que je n'avais pas vu depuis un an qui est accouru pour nous aider. Et plein d'autres de mes amis dont Olivier A. que je n'ai pas vu depuis quinze ans. Peu à peu, l'entrée de la maison était envahie par quelques uns de mes amis, tous des hommes, et j'en étais très heureux. D'autant plus qu'il s'agissait d'amis qui ne se connaissaient pas entre eux et j'étais ravi qu'ils fassent connaissance.

C'est à ce moment là que je me suis demandé si je n'étais pas en reportage. J'ai réalisé que c'était bel et bien le cas. Je quitte alors la maison en compagnie de ma femme alors même qu'elle ne sait que je suis en reportage. Nous arrivons dans un centre commercial. Partout dans ce centre, je cherche un endroit où je peux lire quelle est ma mission, n'ayant pas oublié la promesse de la direction du journal. Dans les toilettes, sur un écran d'ordinateur, sur une télévision... Malheureusement, je ne trouve rien. Je continue à chercher. Je trouve un miroir. J'y vois mon visage bien déformé : tout rond, rétréci et pour tout dire, franchement moche. Même chose pour le visage de ma femme. Je lui dis : "regarde comme on est moche !". Ça me fait marrer. Mais toujours pas de mission.

À moins qu'il y ait un truc que je n'ai pas compris, j'ai quand-même l'impression que la direction de notre journal se fout bien de notre gueule !

Pas de facho dans mon plumard !

Salut, je cherche une nouvelle copine qui soit de gauche, féministe, anti-fachiste, anti-capitaliste, anti-raciste et anti-sexiste.

Je viens de rompre avec une fille avec qui je ne pouvais plus vivre tellement elle était réac. Pleine de préjugés sexistes, elle arrêtait pas de me faire chier à me demander de descendre les poubelles, de faire du bricolage sous prétexte que “c’est un boulot d’homme”.

Moi, j’étais toujours prêt à partager les tâches et lui faire sortir de la tête ces stéréotypes de merde. J’essayais toujours de faire la vaisselle et même le ménage avant elle.

Mais comme c’était une maniaque de droite obsédée par l’ordre, elle trouvait toujours le moyen de me dire que je faisais le boulot qu’à moitié.

Quand on vivait ensemble et qu’elle rentrait chez elle à pied à 1h du mat, elle me saoulait pour que je l’accompagne parce que soi-disant, le quartier était “craignos”.

Déjà, ça veut dire quoi, “le quartier est craignos” ?? J’ai vite compris, malheureusement: ça veut dire trop de noirs et d’arabes. Et elle insistait en me disant des trucs réacs genrés du style “t’es un mec, je suis ta copine, tu dois me protéger”.

Je me souviens aussi du jour où elle voulait que je l’aide à porter des cartons dans son grenier et que je voulais pas salir mon pantalon. Elle m’avait sorti des insultes limites homophobes !

Mais ce qui a vraiment mis fin à notre relation, c’est tout ce qui s’est passé depuis notre agression. Moi, j’ai tout fait pour la soutenir après cet épisode difficile, pour lui redonner courage et l’empêcher de faire des amalgames.

Mais elle me parlait de “racisme anti-blanc” sous prétexte que le type qui l’avait agressé était maghrébin et l’avait traité de “sale pute blanche”. “Racisme anti-blanc”: ça fait vraiment dégueuler d’entendre ces concepts d’extrême-droite dans la bouche de sa copine. Pendant des heures, je lui ai expliqué qu’elle avait seulement été victime de la domination masculine et de l’ordre patriarcal avec cette agression. Que le racisme anti-blanc, ça peut pas exister. Que si le mec l’a traité de “sale blanche”, c’est pas du racisme mais de la résistance, vu que c’est les racisés qui sont victimes de la domination patriarcale blanche. Elle a jamais voulu entendre.

Du coup, je l’ai plaqué. Désolé, mais j’ai des convictions.

Pas de facho dans mon plumard !

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